Dans un récent article sur l’éco-commerce, nous soulignions la difficulté pour le consommateur de reconstituer intégralement l’empreinte écologique d’un produit ou d’une entreprise. Bien souvent, celles-ci manquent de transparence. Pour lire derrière les lignes, un parcours du combattant empli d’embûches attend les plus audacieux. Pas étonnant que la plupart des individus baissent les bras avant même d’avoir commencé. A quoi bon passer son temps à fouiner si c’est pour en perdre le plaisir de consommer ?
L’individu moderne suit des logiques d’action nouvelles. Si on caricaturait, on dirait qu’il est empressé, impatient, multi-tâche et opportuniste, habitué à accéder immédiatement aux informations via les nouvelles technologies. Mais le web a ses trous noirs. Il ment par omission. L’information n’est pas toujours accessible, parfois grise, voire noire. Comment apporter des réponses simples au consommateur avec toute la célérité attendue ?
Tout le monde s’y met un peu :
- Les autorités publiques mettent en place une série de labels qui garantissent l’évaluation et la qualité du produit.
- Les individus se servent d’Internet et des réseaux sociaux pour communiquer leurs expertises. Les réseaux sociaux multiplient les sources et facilitent le partage d’information de niche. Ils encouragent de nouvelles habitudes et pratiques d’achat. On sait que plus de la moitié des inscrits sur un réseaux social (54,4 %) lisent l’avis d’internautes pour préparer leurs achats et 21,6 % le font même systématiquement avant chaque achat, plus donc que les internautes en général (19,1 %) (voir ici pour en savoir plus). On observe également l’émergence de mouvements revendicateurs, comme la slow food, la slow home ou encore la slow innovation.
- Les entreprises jouent le jeu de la transparence face à une demande croissante de durabilité. Ainsi de Evotec qui propose des produits de nettoyage biologiques qui décapent aussi bien que les Brise, Raid, Baygon et Canard WC. Seule différence, ils ne laissent qu’une faible empreinte écologique. Les produits sont fabriqués en Alsace et 100% biodégradables, rappelle Franck Reymann, commercial pour Evotec. On le savait déjà : sur son site, le catalogue en téléchargement vous donne accès à une description détaillée des produits et des certifications sanitaires.
C’est le recoupement de ces diverses sources d’information qui permet de la qualifier. Le consommateur se transforme en consom’acteur. Connaisseur, il est en mesure d’élire les produits les plus propres pour son portefeuille, sa santé et pour la planète. On attend des entreprises qu’elles accompagnent le mouvement avec plus de transparence.
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L’1.0 ment par omission; les réseaux sociaux complètent l’info. Le cas du commerce http://bit.ly/bfCJq9 #chronos
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L’1.0 ment par omission; les réseaux sociaux complètent l’info. Le cas du commerce http://bit.ly/bfCJq9 (@julie_rieg)
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